Même chose évidemment pour les boutons de réglage : assurez-vous que tout soit correctement serré avant de faire sortir le petit oiseau.
Restez à la sensibilité native de votre capteur (le plus souvent 100 ISO). Puisque vous travaillez sur trépied, ça ne sert à rien de l'augmenter. Ça va juste générer du bruit qu'il faudra essayer de supprimer lors du post-traitement. Et réduire le bruit dégrade la netteté.
À propos d'objectifs, et même s'il ont fait de gros progrès, gardez à l'esprit que les zooms n'atteignent pas la qualité optique d'une bonne focale fixe. Si vous souhaitez néanmoins en faire l'acquisition (ou si c'est déjà fait) oubliez ceux qui présentent une plage trop étendue. Et évitez de les utiliser à leurs focales les plus extrêmes, surtout à pleine ouverture.
Et un bon de préférence !  Une photo de paysage ne se prend jamais à main levée.  Vous aurez besoin de votre trépied pour utiliser correctement vos filtres et soigner votre composition. Mais il vous sera également nécessaire pour obtenir une image parfaitement nette.  Un trépied de qualité est donc un accessoire totalement indispensable.
 
Pour vous en convaincre, relisez donc "Plaidoyer pour un trépied".
Et pour choisir le bon, jetez un œil à "Comment ne pas vous y prendre comme un pied pour choisir le vôtre".
 
Lorsque vous installez votre trépied, déployez les sections supérieures en priorité car les tubes de plus gros diamètre offrent une meilleure rigidité.
 
Quant à la colonne centrale, ne la déployez qu'en dernier recours : il n'y a rien de mieux pour rendre un trépied bancale.
Et surtout, abstenez vous de la faire basculer à l'horizontale car le risque est grand de foutre tout votre matériel par terre !
Devoir prêter attention à tous ces détails peut sembler extrêmement contraignant.  C'est le cas.  Mais c'est le prix à payer pour que vos images soient parfaitement nettes.  Et en photo de paysages, c'est un must.
En bref
 
Ces 2 méthodes escamotent la délicate question du plan de netteté.  Autrement dit, à quel endroit faire la mise au point ?
 
Quand on recherche une très grande profondeur de champ, la question ne se pose pas : c'est la combinaison ouverture / focale qui vous donne la réponse.  Et ce n'est bien sûr ni sur le premier plan, ni sur l'infini.  Certains affirment que c'est sur le premier tiers. Le premier tiers de quoi ? De l'infini ?  Et ça se calcule comment ?
 
Si par contre vous voulez isoler votre sujet sur un fond flou, et bien ... c'est sur votre sujet qu'il faut la faire. Et plus particulièrement sur son œil si il en a un.
 
L'autofocus fait merveille pour faire rapidement le point à un endroit précis sans trop se préoccuper de la profondeur de champ.
 
Mais lorsque je veux que tout soit net jusqu'à l'infini, je préfère me la jouer à l'ancienne.  Enfin ... façon de parler.  Car si je privilégie la mise au point manuelle, j'utilise aussi le Live-view en zoomant dans l'image et en examinant soigneusement la netteté sur l'ensemble des plans.  Évitez de trop zoomer : avec un très fort facteur de grossissement, tout semble flou.  Un rapport de 50% de la taille réelle est un bon compromis.
 
Un dernier conseil avant d'appuyer sur le bouton pour immortaliser votre futur chef d'œuvre.  Veillez à ce que les bagues de zooming et de mise au point n'aient pas bougé.  Sur les objectifs un peu anciens et sur les modèles d'entrée de gamme, il arrive souvent que vos réglages initiaux se soient légèrement décalés.  Et ça suffit à mettre une belle pagaille !
 

Enfin, VÉRIFIEZ que le résultat est à la hauteur de vos espérances.
Du temps de l'argentique, il fallait attendre que la péloche soit développée pour sabrer le Champagne ou pleurer à chaudes larmes.  Aujourd'hui, il suffit de regarder juste après avoir pris la photo.  Alors ne venez pas vous lamenter si votre image est floue.
Maintenant que tout est prêt, reste à faire la mise au point au bon endroit.
 
La première décision à prendre concerne la profondeur de champ que vous souhaitez obtenir.  Et par voie de conséquence, l'ouverture que vous allez choisir.
 
Si vous voulez isoler votre sujet sur un magnifique bokeh d'arrière plan, le choix est vite fait : vous allez travailler à pleine ouverture, ou presque.
Si par contre, vous voulez que tout soit net, le choix est un peu plus délicat.
 
Fermer à fond procure certes la profondeur de champ la plus étendue.  Mais ce n'est pas à cette ouverture que votre objectif offrira le meilleur de lui-même.  Ça serait ballot de prendre autant de précautions pour fignoler la netteté et de tout compromettre à cause d'un problème de diffraction.
 
Si votre premier plan n'est pas trop proche, optez pour ƒ/8 ou ƒ/11.  C'est généralement à ces valeurs que les objectifs sont au top !  Sinon, vous avez 2 solutions.
 
Soit vous mesurez la distance la plus proche à partir de laquelle vous voulez que ça soit net. Multipliez la par 2 et recherchez, pour la focale que vous avez choisie, l'ouverture correspondant à cette distance hyperfocale.  Rassurez-vous, c'est plus facile à faire qu'à lire.
 
Par exemple, vous avez choisi un 24 mm et votre premier plan est situé à 1 mètre.  Fermer à ƒ/11 est suffisant : en faisant la mise au point sur 2 mètres, vous serez nets de 92 cm à l'infini (avec un capteur plein format). Je ne connais pas ces valeurs par cœur.  J'ai juste ouvert Simple DoF sur mon smartphone.
 
Deuxième solution.  Si vous ne voulez pas vous embêter avec l'hyperfocale, vous pouvez vous la jouer à la MacGyver.  Cliquez la-dessus pour en savoir plus.
Autre "petit détail" auquel prêter attention ... désactiver le dispositif de stabilisation si votre objectif ou votre boitier en est pourvu. Le laisser actif lorsque l'appareil est sur trépied conduit inévitablement à un flou de bougé. Il est impératif de le mettre sur OFF.  Ainsi évidemment que l'autofocus lorsque le point est fait.
Je m'étonne également que beaucoup négligent de nettoyer leur objectif. À quoi bon chiader sa netteté si la lentille frontale ou le filtre est crado ?
Je suis toujours surpris que certains photographes presbytes ne jugent pas nécessaire de mettre leurs lunettes pour faire la mise au point. Alors si c'est votre cas, ne les imitez pas.
Encore un petit effort.  Vous voulez que ça soit vraiment net ou pas ?
C'est pas encore fini ?
 
Mon pote Ronan qui connait bien les embruns puisqu'il en prend plein la poire à longueur d'année, m'a fait découvrir ces lingettes imprégnées fabriquées par Zeiss.
 
Depuis que je les ai essayées, elles ne quittent plus mon sac : elles sont magiques pour nettoyer filtres et objectifs sur le terrain !
Vérifiez soigneusement la netteté juste après avoir pris votre photo
Ne touchez pas du tout à votre trépied durant la pose
Si ça souffle, amortissez les vibrations à l'aide d'un bean-bag
Veillez à ce que votre bague de mise au point n'ait pas bougé
Zoomez pour peaufiner votre mise au point à l'aide du Live View
Choisissez judicieusement l'endroit où faire le point
Si possible, adoptez une ouverture intermédiaire (ƒ/8 ou ƒ/11)
Assurez-vous de la propreté de votre objectif (et éventuellement de vos filtres)
Utilisez toujours un déclencheur à distance
Activez le relevage du miroir
Débrayez l'autofocus et le dispositif anti-vibrations
Si vous en portez, mettez vos lunettes !
Retirez la courroie de cou
En cas de grand vent, lestez votre trépied à l'aide de votre sac
Assurez-vous que tout est bien serré
Autant que possible, évitez les sols meubles
Utilisez systématiquement un trépied
Enfin, attention aux mouvements intempestifs durant les poses longues.  Il arrive qu'on soit obligé d'adopter des postures improbables pour réaliser son cadrage. À vouloir quitter une position trop inconfortable, un coup de genou dans le trépied est vite arrivé.
Évitez de tenir le trépied durant la pose : vous n'améliorerez pas sa stabilité. Vous risquez au contraire de lui transmettre quelques petits tremblements. 
Bien évidemment, l'utilisation d'un déclencheur à distance est fortement recommandée !
Télécommande, déclencheur souple, intervallomètre. Tout ce que vous voulez du moment que vous ne touchez pas au boitier avec vos mains pleines de doigts.
Sur les appareils réflex, le miroir remonte juste avant que l'obturateur ne s'ouvre. Cela occasionne des micro-vibrations qui peuvent compromettre la netteté de votre image. Il est donc malin d'activer le relevage du miroir afin de décomposer ces 2 actions.
Se prémunir du vent est nécessaire mais pas suffisant.  Il faut donc continuer à traquer la moindre vibration.
La chasse continue
 
Dernière astuce pour combattre les vibrations, utiliser un bean-bag. Un quoi ?
Un bean-bag est un sac partiellement rempli de riz, ou de haricots secs ou de ce que vous voulez. Mais plutôt que de placer ce sac sous le boitier pour improviser un support, je le place au contraire sur le dessus de l'appareil afin d'amortir les vibrations dues au vent. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, la technique se révèle très efficace.
 
Même s'ils sont en vente libre, il serait un peu crétin de dépenser 20 € pour acheter un bean-bag : un sachet congélation est tout à fait suffisant. Préférez un modèle bien hermétique (Albal Zipper par exemple). Il suffira de le remplir de sable ou de terre sur le lieu de prise de vue. Je glisse le mien dans un petit sac en toile afin que mon bean-bag improvisé ne glisse pas sur l'APN.  Le sac que nous offre Air France pour ranger nos chaussures sur les longs courriers convient parfaitement !
Le photographe paysagiste a indéniablement des tendances masochistes : il recherche le vent pour sublimer ses ciels en pose longue alors qu'Éole fout la pagaille en ruinant la netteté de ses images.
 
La première précaution à prendre est d'ôter la courroie de cou pour éviter qu'elle ne batte au vent.
Cela suppose bien sûr que vous ayez équipé votre boitier d'une courroie pourvue d'attaches rapides.
 
Autre précaution bien utile en cas de grand vent, ajouter du lest en suspendant votre sac sous le trépied.
J'emporte toujours avec moi une sangle et un mousqueton pour faciliter l'accrochage.
Tenez compte de la météo
 
Blocage
de la rotation
Serrage
des embouts
Serrage de la tête
sur le trépied
Serrage
de la rotule
Serrage
de chaque section
Fixation de la platine
Serrage de la platine
sous le boitier
« La bonne taille, c'est quand les pieds touchent par terre » disait Coluche. L'ennui, c'est que dans le sable mouillé, dans la boue ou dans les hautes herbes, ce n'est pas le cas. Il est donc difficile d'assurer une parfaite stabilité de son trépied.  Efforcez-vous de bien enfoncer chaque jambe afin de vous appuyer sur un support le moins meuble possible. Mais ce n'est pas une sinécure !  Remplacer les embouts en caoutchouc par des pointes peut améliorer un peu les choses. Tout dépend du terrain.
Gardez le pied sur terre
 
Investir dans un trépied sérieux est un bon début. Mais encore faut-il s'assurer que tout soit correctement assemblé.
Ne riez pas. J'ai déjà vu des rotules mal vissées sur la platine du trépied. Ou des plateaux de fixation insuffisamment serrés sous la semelle du boitier.
Serrez les boulons
 
En photo de paysages, il ne suffit pas que la bague de mise au point soit correctement réglée pour que vos photos soient nettes.
Car plus votre capteur comporte de pixels, plus il est intolérant aux vibrations.
 
Tour d'horizon des précautions à prendre pour que votre netteté soit irréprochable.
 
Utilisez  systématiquement un trépied
 
Le respect de ces précautions vous assurera des images parfaitement nettes. Pour ne rien oublier, téléchargez cette check-list au format PDF et  conservez la dans votre smartphone.
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