Le Choix de l'Ordinateur
Le Choix de l'Écran
L'Importance du Calibrage
L'Importance des Sauvegardes
Imprimer ou pas ?
En Conclusion
En conclusion
Imprimer ou pas ?
L'importance des sauvegardes
L'importance du calibrage
Le choix de l'écran
Pour conclure ce tutoriel, voici, dans l'ordre, ce qu'il me semble le plus important à retenir :
 
ne faites aucun compromis concernant la sauvegarde de vos fichiers. Perdre nos photos est ce qui peut nous arriver de pire.
 
consacrez 150 ou 200 € à l'achat d'une sonde de calibrage. Sans elle, autant traiter vos images en fermant les yeux.
 
prêtez attention à la qualité de votre écran. Ça vaut vraiment le coup, d'autant qu'il existe de très bons écrans pas chers.
 
n'achetez pas systématiquement un ordinateur hyper puissant. Pour post-traiter des photos, il est totalement inutile de disposer d'une carte graphique de Gamer.
Et le processeur le plus performant du moment n'est pas indispensable.
 
interrogez-vous sur votre motivation réelle avant d'acheter une imprimante et un spectrophotomètre. En plus de l'effort financier, savoir bien imprimer ses photos nécessite un réel apprentissage. Êtes-vous vraiment prêts à y consacrer vos longues soirées d'hiver ?
Un dernier petit truc avant de passer à la conclusion : quel dispositif de pointage adopter ?
 
Une tablette bien sûr ! répondront les graphistes. Mouais ...
 
C'est sûrement très efficace, mais bien savoir s'en servir réclame un vrai apprentissage.
Personnellement, je n'ai jamais réussi à m'y faire. C'est un peu comme monter sur un snow-board quand on est bon skieur : mais qu'est ce que je fous sur ce truc au lieu de m'éclater avec mes skis ?
 
Je suis donc resté fidèle à la souris. Un modèle sans fil, pour ne pas être gêné dans mes mouvements.
Et doté d'un dispositif de pointage laser, dont la précision de déplacement est chirurgicale.
Pour ces différentes raisons, il me semble qu'imprimer soi-même ses photos est un luxe
dont vous pouvez faire l'économie, au moins dans un premier temps.
 
Les confier à un labo spécialisé vous reviendra beaucoup moins cher et surtout, vous ne serez pas déçus du résultat.
 
Si tel est votre choix, je vous recommande vivement Art Photo Lab dont le travail est très soigné.
Leurs tirages N&B notamment sont absolument somptueux. Ils ne sont pas donnés, mais on en a vraiment pour son argent !
les consommables finissent par coûter cher !
 
Le nombre de cartouches de couleur utilisées par les imprimantes récentes est toujours plus élevé.
Et le prix des  encres pigmentaires est loin d'être négligeable.
Quant aux papiers, plus ils sont beaux, plus ils sont chers ...
si vous voulez faire les choses correctement, l'équipement nécessaire ne se limite pas à l'imprimante elle-même.
 
Au même titre qu'une sonde est indispensable pour calibrer votre écran, un spectrophotomètre est souhaitable pour calibrer votre imprimante avec chacun des papiers que vous souhaitez utiliser.
Et un spectrophotomètre, ça n'est pas donné !
bien imprimer ses photos n'est pas facile du tout et réclame un vrai savoir-faire.
 
Il ne suffit pas de cliquer sur "Imprimer" pour obtenir un chef d'oeuvre. Il faut savoir bien redimensionner votre image, appliquer la bonne accentuation de sortie, faire un soft-proofing, maitriser les modes de rendu, avoir une bonne connaissance de la gestion des couleurs, générer un profil ICC adapté à votre imprimante et au papier que vous voulez utiliser. Tout ça est passionnant, mais ne s'improvise pas.
Vous devez me trouver complètement cinglé. Mais je garde en mémoire la mésaventure de Philip Plisson dont les studios ont brûlé en septembre 2010. Il avait certes fait des sauvegardes externes ... mais beaucoup sont parties en fumée avec le reste.  Le prix du Giga-octet n'arrêtant pas de baisser, ça vaut donc vraiment le coup de mettre la ceinture ET les bretelles !
 
Même si beaucoup ne sont pas terribles, nos photos sont notre bien le plus précieux.
en plus de cette première sauvegarde, je recopie régulièrement mon répertoire "Mes Photos" sur des disques durs externes que je stocke chez un copain. Peu de risques de nous faire cambrioler tous les deux le même jour.
mes fichiers de travail sont stockés sur un serveur configuré en RAID 5.
Cette solution offre non seulement des performances très satisfaisantes, mais surtout une parfaite sécurité : les données étant stockées simultanément sur 2 unités distinctes, le risque que ces 2 disques tombent en rideau en même temps est quasi nul.
 
Si vous ne pouvez, ou ne voulez pas installer un RAID 5, le RAID 1 offre les mêmes garanties.
Et vous n'êtes pas obligés d'utiliser un serveur externe. Les disques durs de votre ordi peuvent parfaitement faire l'affaire. Il suffit qu'il y en ait au moins deux.
Pour ma part, voici comment j'assure la sécurité des miennes :
Voir lentement apparaître son image dans le bac de révélateur faisait partie des grands bonheurs de la photo argentique.
 
Aujourd'hui, regarder son imprimante jet d'encre "cracher" la feuille est certes moins glamour. Il n'empêche que tirer ses photos est bien sympathique : un beau tirage papier est l'aboutissement d'un long processus qu'il est valorisant de maitriser soi-même de A à Z.
 
Mais intégrer cette ultime étape présente tout de même quelques problèmes dont il faut avoir conscience avant de sortir sa carte bleue :
X Rite i1 Disolay Pro
& DataColor Spyder4 Elite
X Rite Colormunki
& DataColor Spyder4 Pro
Ces dernières années, le prix des sondes a sensiblement baissé alors que leur qualité augmentait.
Une X-Rite Colormunki (ou une DataColor Spyder4 Pro) coûte environ 140 €. Et même si vous tapez dans le haut de gamme, vous débourserez moins de 200 €.
 
Que vous vous soyez offert un APN d'entrée de gamme ou un boitier professionnel, réservez quelques euros pour vous acheter une sonde de calibrage : elle améliorera très sensiblement la qualité de vos traitements.
 
L'effort est minime, mais indispensable.
Achèteriez-vous une moto en faisant l'économie du casque ?
Si l'œil humain est un très bon comparateur, il est un piètre instrument de mesure. Une sonde est donc indispensable pour neutraliser les dominantes, ajuster la luminosité et le contraste, régler chaque canal RVB pour obtenir des couleurs fidèles.
 
Investir dans une sonde de calibrage est aussi un bon moyen de prolonger la durée de vie votre écran. La qualité de celui-ci va en effet lentement se dégrader dans le temps. Un calibrage régulier permettra de corriger ces petites faiblesses.
 
Les labos de tirage professionnels calibrent leurs écrans très fréquemment car vis à vis de leurs clients, ils n'ont pas droit à l'erreur.
Nous n'avons pas le même niveau d'exigence : le faire tous les deux ou trois mois est bien suffisant.
Si vous vous reconnaissez un peu dans ce portrait et qu'il vous reste quelques centimes, faites encore un petit effort : achetez vous un
 
Ça devrait bien vous aider pour retoucher vos photos
 

Blague à part, investir dans une sonde calibrage n'est pas une option. C'est une obligation.
Car à moins de vous appeler Steve Austin, il est totalement impossible de régler un écran "à l'œil".
150 €
Asus VC239H
23 pouces
Dalle E-IPS
Adobe sRGB
Eizo CG318 - 4K
4800 €
32 pouces
Dalle IPS
Adobe RGB
Alors, combien ça coûte tout ça ?
 
Sur son site « Guide de la gestion des couleurs », Arnaud Frich a déniché une petite merveille à prix tout doux,.
L'ASUS VC239H : dalle mate de 23’’, technologie E-IPS et éclairage LED, espace couleur sRGB.
Bien sous tous rapports pour 150 €.
 
Et si vous voulez vous faire plaisir avec un écran plus prestigieux, il propose aussi d’autres modèles très fréquentables. Pour découvrir ses conseils d’achat, suivez ce lien.
 





















Il vous reste un peu de sous ? Ça tombe bien
Les performances de l'iMac, et la stabilité de son système d'exploitation, sont tout à fait satisfaisantes pour retoucher ses photos très confortablement.
 
Reste le problème de son écran qui serait bien sous tous rapports si Apple n'avait pas eu l'idée saugrenue de l'affubler d'une dalle brillante. Même dans un environnement lumineux contrôlé, on n'échappe pas à certains reflets ce que je trouve personnellement horripilant !
 
L'iMac est donc un excellent choix ... à condition de lui brancher un écran externe.
Que penser
de l'écran
de l'iMac ?
choisissez un écran mat. Même si la mode est au bling-bling, il n’y a rien de plus pénible que de retoucher ses photos sur une dalle envahie de reflets !
 
préférez les dalles IPS dont la restitution des couleurs et des contrastes ne varie pas de façon aléatoire dès que vous bougez la tête.
Post-traiter ses photos sur un écran de portable est à mes yeux une monstruosité. C'est tout riquiqui ; l'angle de vision est aléatoire ; la dalle est brillante ; l'environnement lumineux rarement favorable. Et le plus souvent, l'écran n'est même pas calibré !
 
Il me semble totalement impossible de faire un travail soigné dans de telles conditions.
 

Mais avec un deuxième écran, le choix du portable peut constituer une excellente solution : il sera réservé à l'affichage des palettes de réglage alors que l'écran externe sera dévolu à l'affichage de votre photo. Disposer d'un double affichage procure un confort de travail très appréciable. Il est en effet difficile de bien travailler une image si une foule d'éléments parasites vient en masquer une bonne partie
 
Et si comme moi vous êtes équipés d'un ordinateur de bureau et non d'un portable, c'est facile à réaliser. Je suis sûr qu'en fouillant à la cave, vous allez bien dénicher un vieil écran que vous aviez mis au rebut. Peu importe sa qualité : elle sera bien suffisante pour afficher des palettes.
L’écran est sans doute l’élément le plus important et paradoxalement le plus négligé par beaucoup de photographes.
 
La plupart des fabricants d’ordinateurs n’ont qu’une chose en tête : vous en mettre plein la vue. Par défaut, la luminosité de leurs écrans est bien trop forte, les contrastes exagérés, la saturation des couleurs souvent caricaturale. C’est flatteur et ça fait vendre. Mais c’est totalement inadapté pour faire de la retouche photo.
 
Comment post-traiter vos images si vous ne voyez pas ce que vous faites réellement ? Il est indispensable de pouvoir faire confiance à son écran. Si je veux que «ça claque» c’est à moi de traiter ma photo en conséquence et non à mon écran d’en rajouter une louche … voire toute la soupière !
 

Beaucoup de photographes amateurs renoncent à s’équiper d’un bon écran en raison de son prix. Certains modèles Arts Graphiques dépassent en effet la somme de 4000 € ! Et même en descendant en gamme, la note leur semble trop salée. Il y a pourtant moyen de faire considérablement baisser la facture en modérant ses exigences.
 
La première erreur à ne pas commettre est de voir trop grand.
Avez-vous vraiment besoin d’un 27’’ ou d’un 30’’ pour post-traiter vos images ? Un 23 pouces est nettement moins cher et déjà très confortable, surtout si vous avez un deuxième écran "ordinaire" pour afficher les palettes.
 
Une autre erreur est de se focaliser sur les écrans à large gamut.
Pouvoir afficher 100% de l’espace Adobe RGB est rarement indispensable. À moins de photographier fréquemment des couleurs très saturées, un écran large gamut ne vous servira donc à rien. Préférer un modèle n’affichant que le "petit" sRGB vous fera faire de belles économies.
 
Dernier point sur lequel mieux vaut ne pas être psychorigide, le type d’éclairage.
La technologie LED est la plus évoluée, et elle procure une bonne homogénéité d’éclairage sur toute la surface de l’écran.
Mais ce n’est pas une garantie absolue, et certaines technologies moins sophistiquées donnent aussi de bons résultats.
 
Il y a en revanche 2 critères sur lesquels je vous engage à ne pas tergiverser :
Concernant le stockage des fichiers, sujet oh combien important, nous y reviendrons par la suite.
Je n'ai par contre pas lésiné sur la mémoire vive :
je dispose de 16 Go et c'est parfait.
 
Mais avec 8 Go seulement, c'est tout de même très vivable.
Un processeur Intel Core i7 est évidemment parfait.
 
Mais le i5 2,7 GHz qui équipe mon iMac me permet de travailler très confortablement.
J'ai opté pour un SSD afin d'y installer le système d'exploitation et les logiciels. J'ai choisi un 250 Go, mais un 128 Go aurait été bien suffisant.
 
Comparé à un HD traditionnel, la rapidité du SSD fait merveille. Et ce n'est pas aujourd'hui, ce qui coûte le plus cher dans un ordinateur.
J'ai conservé la carte graphique proposée en standard dans la configuration de base. Inutile d'investir dans une Rolls pour faire de la retouche photo.
 
Prêtez tout de même attention à ce que celle que vous choisirez permette un affichage multi-écrans (on y reviendra).
Bien que ça ne soit pas à mes yeux le maillon le plus important, nous allons commencer par le choix de l'ordinateur.
 
Pourquoi payer beaucoup plus cher pour avoir un Mac ? C'est le raisonnement que j'ai tenu pendant de très nombreuses années. Jusqu'au jour où j'en ai eu plus que marre des sempiternels plantages de Windows et des incessantes mises à jour anti-virales.
 
J'ai donc franchi le pas il y a quelques années. Et comme tous les transfuges, je me demande bien pourquoi je ne l'ai pas fait avant ! Tout est simple. Tout marche du premier coup. Et les plantages sont rarissimes.
 
 
Perdre son matos est extrêmement désagréable. Et même si on est assuré, on y laisse évidemment des plumes.
Mais c'est un moindre mal, car du matériel, on peut toujours en racheter.
C'est une toute autre histoire lorsque ce sont vos photos que vous perdez, car vos regrets seront éternels
 
Soyez parano !
 
En vous préparant au pire, vous ne pouvez avoir que de bonnes surprises.
 
Que votre matériel tombe en panne, qu'il vous soit volé, ou qu'un cataclysme ravage votre maison, vos chères photos seront à l'abri.
 
J'en connais qui engloutissent leur paie pour s'offrir le dernier boitier pro de leur marque préférée. Qui dépensent des fortunes dans des objectifs de très grande qualité.
Qui cassent leur tirelire pour s'acheter un chouette ordinateur super puissant. Certains investissent même dans un bel écran Arts Graphiques qui leur coûte un bras.
Mais ils font l'économie d'une sonde de calibrage.
 
 
Certains utilisent un ordinateur portable pour retoucher leurs photos.
 
Quelle bonne idée             Enfin ... à une condition : lui brancher un écran externe avant de tripatouiller les curseurs de votre logiciel de retouche.
 
Quel que soit votre choix, soulevons le capot pour voir ce qu'il y a dans le moteur ... début 2014.
Le choix de l'ordinateur
 
Il faut tout d'abord disposer d'une parfaite sécurité pour la sauvegarde de vos fichiers. C'est ce qui me semble de loin le plus important ! À quoi bon fignoler ses traitements si on perd tout à cause d'un crash du disque dur ?
 
Il faut aussi pouvoir visualiser vos photos de façon fiable. Si l'affichage des contrastes et des couleurs est fantaisiste, impossible de faire des retouches de qualité.
 
Il faut enfin pouvoir travailler confortablement. Certains logiciels et certains traitements réclament de la puissance. Même si vous n'êtes pas fan de HDR ou que vous assemblez rarement plusieurs images pour un panoramique, il vous faut un ordinateur suffisamment performant pour que ça ne rame pas trop.
 
C'est à partir de ce cahier des charges que je vous recommande d'effectuer vos choix.
Choisir un ordinateur pour post-traiter ses images n'est pas évident. La presse informatique n'y connait pas grand chose en photo.
Et la presse photo ne s'intéresse pas beaucoup à l'informatique.
 
Je vous propose donc quelques pistes de réflexion pour vous aider à choisir un équipement bien adapté à nos besoins de photographes.
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